FAQ

Découvrez nos questions / réponses pour vous aider dans vos démarches

Je m’installe avec un troupeau en bonne santé

La bonne santé des bovins est un des critères indispensables pour la réussite de votre projet. L’installation est une phase à hauts risques sanitaires. En effet, la majorité des installations s’accompagnent d’une fusion de plusieurs troupeaux et/ou d’achats de bovins. C’est dans ce sens que Le Groupement de Défense Sanitaire de Maine et Loire, en partenariat avec les vétérinaires traitants, est là pour vous accompagner dans votre démarche.

Les étapes clés

Indemne de toutes maladies réglementées : tuberculose ; brucellose ; leucose ; IBR, BVD.


Maladies non réglementées :

Tous les éleveurs adhérents GDS bénéficient de sondages sur lait de tank ou sang leur permettant de surveiller leurs cheptels vis-à-vis de la Paratuberculose. Pour les éleveurs laitiers, deux indicateurs supplémentaires viennent se rajouter : la Néosporose et la Besnoïtiose.

 

Dans le cadre de statuts défavorables ou inconnus, des dépistage complémentaires peuvent être engagés avant la reprise du troupeau ou l’introduction des bovins. Une enveloppe d’aide de 200 € s’applique pour des analyses réalisées dans ce cadre.

Santé des veaux :

  • Y-a-t-il eu des veaux malades de diarrhées ou de pneumonies dans les 12 derniers mois ?
  • Le pourcentage de veaux morts entre la naissance et 3 mois est-il supérieur à 10 %

Santé des pieds :

  • Le pourcentage de réforme pour « boiterie » est-il supérieur à 15 % ?
  • Y-a-t-il un parage annuel du troupeau par an ?
  • La maladie de Mortellaro (ou dermatite digitée) est-elle présente dans le troupeau ?

Fertilité / Fécondité :

  • L’intervalle vêlage-vêlage est-il supérieur à 400 jours ?
  • Le pourcentage de « métrites blanches » est- il supérieur à 10 % ?
  • Le nombre d’avortements est-il supérieur à 3 par an ?

Santé de la mamelle :

  • La moyenne en cellules sur l’année dans le tank est-elle supérieure à 250 000 cellules/mL ?
  • Le pourcentage de primipares avec comptage cellulaire > 300 000 cellules/ mL est-il supérieur à 5 % ?
  • Le pourcentage de vaches avec au moins une mammite par an est-il supérieur à 20 % ?

Qualité de l’eau :

  • La dernière analyse d’eau date-t-elle de plus d’un an ?
  • Y-a-t-il présence de bactéries sur les résultats d’analyse ?

Dans le cadre d’une introduction ou d’une fusion je m’assure que le transport est sécurisé : direct de du vendeur à l’acheteur, sans rupture de charge et dans la journée. Une demande de dérogation est possible pour l’analyse IBR après accord du GDS (l’IBR étant un dépistage obligatoire à l’achat si le cheptel vendeur n’est pas indemne)

Le KIT INTRO est un kit d’analyse à tarif préférentiel pour les adhérents du GDS 49. Il comprend des analyses BVD, paratuberculose et néosporose selon l’âge et le statut des bovins.  Parlez-en à votre vétérinaire.


N’hésitez pas à solliciter le GDS avant toute installation afin de réaliser une évaluation sanitaire du troupeau ou un diagnostic sur un point particulier. Le technicien de secteur peut vous accompagner dans votre installation par une visite technique.

J'achète des bovins

Les étapes clés

Pour toute introduction d’un bovin dans un cheptel, que ce soit pour un achat, un prêt ou une mise en pension, il faut franchir plusieurs étapes :

  • Connaître les conditions de transport (mélange d’animaux de statuts sanitaires différents ou inconnus, passage par des centres de rassemblements ou marché)
  • Passer en revue les informations sanitaires disponibles (maladie par maladie)
  • Connaitre le délai de transit du bovin entre le cheptel vendeur et le cheptel acheteur
  • Fixer les contrôles à réaliser afin de contacter le vétérinaire dans les délais demandés
  • Dater et signer l’ASDA lors de la livraison du bovin
  • Maintenir le bovin en quarantaine le temps de recevoir les résultats des tests.

             Maladies   

Age des

Bovins

Tuberculose

Brucellose

IBR

< 6 semaines

  

Sérologie*

6 sem. à 24 mois

Tuberculination (si + de 6 jours de transport)

 

Sérologie*

Plus de 24 mois

Tuberculination (si + de 6 jours de transport)

Sérologie (si + 6 jours de transport)

Sérologie*

* Prise de sang 15 à 30 jours APRES la date d’entrée dans le cheptel.

Ex : entrée le 8 juillet 2020 : prise de sang entre le 23 juillet et 5 août 

Possibilité de demander une dérogation à la prise de sang IBR si :

  • Cheptel vendeur indemne en IBR
  • Transport -24h sans rupture de charge et sans contact avec des bovins d’un autre cheptel.
  • Le bovin ne doit en aucun passer par un marché ou un centre de rassemblement

Si un de ses critères n’est pas respecté le formulaire de dérogation sera refusé, et la prise de sang IBR sera obligatoire afin d’obtenir la carte verte du bovin.

La quarantaine est très peu respectée dans les élevages acheteurs. C’est pourtant la seule protection dont l’éleveur bénéficie jusqu’au retour des résultats des prises de sang.

 

L'isolement de l’animal signifie :

  • que l’animal acheté est en dehors de tout contact avec d'autres animaux du cheptel,
  • qu’un certain nombre de précautions sont mises en place : Hygiène du matériel utilisé entre l'animal et le reste du cheptel (mains, bottes, seringues, seaux...).

Respectez un ordre : les soins, l’alimentation … de l'animal isolé sont réalisés après ceux réalisés sur l'ensemble du cheptel.

D'une manière générale, une très grande partie de la transmission des maladies se fait par le sang, la salive, les déjections ou encore le lait. Il convient donc d'être prudent sur tout ce qui pourrait se trouver en contact avec ces éléments, et si c'est le cas, de procéder à un bon nettoyage et une désinfection. Utilisez un produit avec une bonne activité sur les virus et les bactéries.

Maladie

Bovin(s)

Néosporose

BVD

Paratuberculose

Besnoitiose*

Mâle – 18 mois

 

PCR

 

Sérologie (si plus de 6 mois)

Femelle – 18 mois

Sérologie

PCR

 

Sérologie (si plus de 6 mois)

Mâle + 18 mois

 

PCR

Sérologie

Sérologie

Femelle + 18 mois (vide)

Sérologie

PCR

Sérologie

Sérologie

Femelle + 18 mois (pleine)

Sérologie

Sérologie (si résultat négatif complété par une PCR)

Sérologie

Sérologie

* Uniquement pour zone à risque

Si vous achetez des bovins positifs dans l’une des maladies ci-dessus vous ne pouvez pas exiger leur reprise auprès du vendeur (ou marchand). Cependant si un « billet de garantie conventionnelle » est signé entre l’acheteur et le vendeur, le vendeur s’engage :

  • À reprendre tous les animaux non négatifs d’une même livraison à l’endroit où ils ont été livrés
  • À rembourser à l’acheteur les sommes perdues du fait de cette vente initiale (à l’exclusion de tous frais ou débours)

La signature de ce billet de garantie conventionnelle (téléchargeable en ligne sur le site) est l’unique sécurité dans le cas de positivités des animaux sur des maladies non réglementées.

En cliquant sur le visuel ci-dessous vous ouvrirez le flyer "Kit intro".

J'ai des avortements dans mon élevage

Les étapes clés

Les avortements, et notamment les avortements répétés comptent parmi les troubles de santé les plus courants et les plus pénalisants en termes économiques dans les exploitations. C'est pourquoi il est important de déclarer tous les avortements à son vétérinaire. Il faut penser à se protéger soi et sa famille.

En effet, il est possible que la cause soit un germe transmissible à l’homme (zoonose) :

  • J'utilise des gants et un gel désinfectant pour aider l'animal à mettre bas, ou pour manipuler l’avorton.
  • Mes vêtements sont lavés au minimum à 60°C et le matériel utilisé pour l’avortement est soit lavé et désinfecté de façon correcte, soit brûlé.
  • J'isole l’animal qui a avorté pour limiter le risque de transmission. Il est possiblement source de contamination pour le reste de mon troupeau et pour moi-même ou toutes personnes pénétrant sur l’élevage.
  • J'empêche les carnivores domestiques et sauvages (chien, renard…) de s’approcher des produits de l’avortement et de l’animal avorté.
  • J'appelle immédiatement mon vétérinaire sanitaire pour effectuer la déclaration obligatoire de tout avortement. Le vétérinaire fera les prélèvements pour la recherche de la brucellose à minima et des autres maladies abortives si nécessaire. L’idéal est de conserver l’avorton et le placenta pour que le vétérinaire puisse éventuellement y faire des prélèvements.

Rappel : La visite vétérinaire, le prélèvement et les analyses Brucellose sont pris en charge à 100% par l’Etat.

  • Après le passage du vétérinaire, je détruis les déchets d’avortements. Il est possible de les brûler ou de les enfouir profondément enles recouvrant de chaux vive (au moins 60 cm pour les protéger des carnivores) ou les mettre à l’équarrissage (préféré un bac pour y empêcher l’accès).
  • Je nettoie, décape et désinfecte le local où l’animal a mis bas (ou a été isolé) pour éviter la contamination d’autres animaux.
  • J’enregistre l’avortement dans mon carnet sanitaire et je note les renseignements suivants : le numéro de l’animal avorté, l'âge, la date de l’avortement et le mois de gestation.
  • Je notifie l'avorton à l’organisme chargé de l’identification (pour les avortements de 7 mois de gestation et plus). Il n'est pas nécessaire de le boucler mais je dois préciser qu'il s'agit d'un mort-né. Je renseigne dans ce cas le numéro de l’animal avorté ainsi que la date de l’avortement.

En élevage laitier, le lait des femelles avortées doit être écarté de la consommation humaine (et animale) jusqu’à un résultat négatif en brucellose, et jusqu’à ce que les sécrétions vaginales soient redevenues normales.

Dans les productions au lait cru, il est recommandé de rechercher aussi la listériose et la salmonellose et d’attendre des résultats négatifs avant d’utiliser le lait de l’animal. En cas de résultat positif, il est de la responsabilité de l’éleveur d’avertir sa laiterie. Il verra avec elle, son vétérinaire et son organisme d’appui technique ainsi que le GDS pour les mesures de protection du lait qu’il convient de prendre.

Je vends des bovins

Lorsqu’un éleveur vend des bovins, il n’y a pas de risque sanitaire particulier. Il doit par contre respecter certaines règles vis-à-vis de l’acheteur. Ces règles sont importantes, car en cas de problème, elles aident à établir les responsabilités de chacune des parties.

Les étapes clés

  • Vérifiez les papiers du bovin. L’ASDA, le passeport doit correspondre au bovin vendu. Les 2 boucles d’identifications doivent être lisibles (absence de poils…).
    Exemple de passport d'un bovin (fiche ASDA) :

  • L’ICA (information pour la chaîne alimentaire) doit être renseignée si nécessaire.
    Télécharger la nouvelle fiche ICA :

  • Informez l’acheteur du statut sanitaire des bovins :
    - Maladies réglementées (Statut mentionné sur l’ASDA)

    - Le Maine et Loire est un département considéré assaini pour :

    • La tuberculose
    • La brucellose
    • La leucose
    • L’IBR
    • La BVD (réglementée depuis le 31 Juillet 2019. L’éradication est en cours).

Les bovins reconnu IPI doivent être éliminés sous 15 jours à destination exclusive de l’abattoir ou l’équarrissage

  • L’éleveur n’est pas censé ignorer le statut BVD du bovin vendu.
  • En cas de contrôle à l’introduction positif, un bovin contrôlé négatif avant la vente sera un argument en faveur du vendeur.
  • Maladies non réglementées
    • Paratuberculose
    • Néosporose

     

Proposez à l’acheteur la signature d’un billet de Garantie Conventionnelle. En signant ce document, vous vous engagez à reprendre l’animal s’il est positif.

Télécharger le billet de garantie conventionnelle :

Il ne doit pas y avoir de contact avec les bovins présents dans le camion et les bovins du troupeau. Le mieux est de disposer d’un quai de chargement. En cas de descente des bovins dans le quai, celui-ci doit être nettoyé et désinfecté avant la prochaine utilisation.

 

Une fois l’animal parti :

  • Notifiez rapidement (7 jours maximum) la sortie des bovins en indiquant les dates et raisons de la sortie.
  • Je reprends l’animal ou je vois avec l’acheteur pour envoyer directement l’animal à l’abattoir s’il est positif au contrôle d’introduction.  Cette dernière solution est à privilégier. Elle plus simple et dans la grande majorité des cas la destination finale reste l’abattoir.

Je participe à un rassemblement

Les rassemblements d’animaux (concours, ventes de reproducteurs, foirails, paturage commun…) provenant de différentes exploitations représentent un risque sanitaire que vous ne devez pas sous évaluer.

Avant le concours/rassemblement

Je me renseigne sur les exigences sanitaires répertoriées dans le Certificat Sanitaire (*ce document est fourni avec la feuille d’inscription de vos bovins ou disponible auprès du GDS Maine et Loire) :

  • Statut de cheptel : indemne de toutes maladies réglementées : Tuberculose, Brucellose, Leucose, IBR, BVD.
  • Statut de bovins : « Attestation bovin non IPI »
  • Analyses à réaliser
  • Délais spécifiés pour la réalisation de chaque test par rapport à la manifestation.

Je prends rendez-vous avec mon vétérinaire sanitaire…qui procédera à plusieurs vérifications vis-à-vis des animaux présentés au rassemblement, et notés dans le certificat sanitaire :

  • Identification des animaux (n° à 10 chiffres)
  • Etat de santé : absence de signes cliniques, de maladies et de lésions dermatologiques (varron, gale, poux, dartres…)

Il réalisera les prélèvements nécessaires, mentionnera date et signature.

Il est important de spécifier au vétérinaire que les prises de sang doivent être expédiées au laboratoire rapidement.

La validation complète du certificat sanitaire ne pourra se faire qu’après :

  • sa signature par le vétérinaire
  • l’obtention et conformité des résultats d’analyses.
  • sa validation auprès du GDS et la DDPP du département.

Le jour du concours/rassemblement

Les animaux doivent être transportés et accompagnés de leurs passeports ainsi que leurs cartes vertes (ou ASDA). Ces documents sont à transmettre au transporteur, le cas échéant.

Le rôle du GDS lors des rassemblements de bovins

Vérification en amont du rassemblement, de la conformité des élevages et des bovins vis-à-vis : du certificat sanitaire, des conditions sanitaires à remplir, et des résultats d’analyses.

Soutien financier à ses éleveurs adhérents : aide de 9 euros maximum par bovin et par an présenté à un concours ou prévu d’être regroupé avec des bovins d’autres élevages (mise en pâturage commun par exemple)